vendredi 27 janvier 2012

vendredi 30 décembre 2011

samedi 23 avril 2011

jeudi 21 avril 2011

TARTARE BOLO







Photographies bonus de Lia Sénécaux.

( + avec la participation, et je les en remercie, 
de Lia Sénécaux, Marie-Line Benhamou, 
Pierre Legouez, Camille Jourel et Colin Renoliet )

samedi 12 mars 2011

mercredi 23 février 2011

Transe chevaline



Vidéo performance d'un être hybride dansant ( sur une musique de J. Marolles, déjà utilisée précédemment ). 

" danse chamanique inquiétante d'une divinité mythologique " 


vendredi 18 février 2011

mardi 8 février 2011

PEINTURE/SCULPTURE - OBJET 3D


vernis colle + coton + aquarelle

lundi 7 février 2011

J vs J


L’ascenseur tombait, j’allais mourir. Je n’avais pas choisi, pas comme si j’avais sauté. Je ne m’étais pas suicidée, ni à la scie, ni au dé. Pas même en sautant de cette tour. J’allais mourir comme j’avais vécu, bêtement. Et même si je n’aurais pas dû avoir le temps de vous raconter ça, puisque l’ascenseur tombait aussi vite qu’il était monté, je le fais quand même. Et bien que l’on dise que lorsque l’on va mourir on revit toute sa vie, là, ça ne se passait pas du tout comme ça. D’ailleurs, je n’ai jamais compris pourquoi on passait son temps à dire ça. Si on était mort, on était mort, point. On ne revivait pas sa vie, et puis on n’envoyait pas une lettre aux vivants pour leur raconter. C’est aussi idiot que Jésus. Et d’ailleurs voilà, voilà ce qui m’était arrivé. J’allais mourir et je rencontrais alors la personne que j’avais la moins prise au sérieuse de toute ma vie, Jésus. Ce type avec un pagne, qui avait des stigmates; j’avais compris cette année ce que ça signifiait, mais c’était trop tard, puisque j’allais mourir; et ses épines autour de la tête, là. Et bien vous savez, je l’ai rencontré Jésus, et Jésus il n’est pas du tout comme vous l’imaginez. Il m’a dit que vous étiez très cons de le célébrer tout le temps, qu’il n’avait rien fait, que c’était un type comme tout le monde, que fous feriez mieux de célébrer un type comme censure. Il était socialiste le Jésus que je rencontrais, mais ça c’est une autre histoire. Ou comme Bruce Nauman, il aimait l’art ce type, il trouvait qu’il avait la classe en clown, que ça c’était la vraie souffrance. Jésus, il ne voulait pas que ceux qui l’aimaient aillent tous en école de commerce, parce qu’il en avait rien à cirer. Il me laissait sur le cul Jésus. Il me disait ça, tranquille, comme il m’aurait dit « pas mal le bleu de cet ascenseur, ça te rend pas très belle, mais on s’en fout, c’est pas l’intérêt ». Le fait que j’allais mourir il s’en foutait aussi. Il était comme ça Jésus, l’intérêt c’était qu’on était en train de parler, là. Alors je me la jouais Jésus, cool quoi. Jésus-Christ est un hippy. Je lui racontais ça, que certains pensaient que ses cheveux longs c’était pour ça. Il m’a arrêté tout de suite, les hippies, c’était pas son truc à lui, ces connards aux cheveux longs qui aimaient le orange. Il n’aimait pas le orange Jésus. Il n’avait pas d’arguments Jésus. Il le savait mais il savait aussi qu’il ne voulait pas faire de politique. Il disait qu’il n’aurait pas voulu être bedonnant et porter une cravate, qu’il se serait pendu avec la cravate et qu’il aurait demandé qu’on lui ouvre le ventre pour enlever la graisse, mais une fois mort, hein, parce qu’il ne voulait pas souffrir. C’était des conneries ces histoires de martyrs, c’était ceux qui n’aimaient pas la vie. Lui il aimait la vie Jésus, mais voilà, sans plus quand même. Il aimait la vie, c’est tout. Il n’avait toujours pas de raisons à me donner. Puis il trouvait qu’il n’y avait pas d’ambiance. Il me disait qu’il aimait surfer, depuis l’âge de sept ans, je savais que c’était faux, il était un peu mythomane Jésus. Il me racontait n’importe quoi, et il me disait toujours qu’il n’y avait pas d’ambiance. Je lui disais qu’il y avait rarement de l’ambiance avant de mourir. Jésus, il haussait les épaules, et me disait qu’il aimait bien se retourner la tête. Que les portes de la perception c’était des conneries, ce Tom Ford, il n’avait pas pu le lire, il disait n’importe quoi, que son livre c’était de la merde, de la rigolade à côté de ce qu’il faisait, lui, Jésus. Jésus était sûr de lui en plus. Il m’avait sorti une sorte de pilule. Il me demandait ce que je voyais dessus. J’avais dis que c’était rose. C’est tout. Jésus il riait, il répétait « rose, rose c’est tout ». J’étais un peu vexé, j’allais mourir et lui il se foutait de ma gueule, et puis il voyait quoi de différent. Alors là il s’arrêtait de rire Jésus. Il me disait qu’il voyait du rose. Et il s’arrêtait. Il se foutait de ma gueule, qu’est-ce qu’il racontait ce con. Il répétait « du rose, je vois, vraiment, le rose, je le comprend ». Il le comprenait VRAIMENT quoi. Je pensais ouais bidon, il était bidon Jésus, on m’avait foutu un type bidon avant de mourir. Puis en fait je mourrais pas putain, ça durait. Il prenait la pilule Jésus, et l’avalait. Jésus était égoïste. Alors je prenais le col de Jésus, je m’énervais, je hurlais sur Jésus, je blasphémais, mais j’en avais un peu rien à foutre à ce moment là. Jésus bougeait pas, il me racontait l’histoire d’un crabe, qui n’avait qu’un pince, et qui taillait une haie. Il était triste, il n’avait qu’une pince. Il y avait un nain, un nain qui aidait le crabe, me disait Jésus. Jésus il me tendait quelque chose. Avec beaucoup de fumée. J’avais la fumée dans la bouche. Jésus riait. Jésus attendait. Jésus savait. Moi je ne savais pas encore. Je regardais Jésus, Jésus me regardait, et je comprenais. Je riais, je riais, je partais, je courais. Il y avait un massif de fleur, il était embué. Le massif était embué, il n’y avait rien d’autre, et je pleurais, je partais et je pleurais, je perdais l’équilibre, je tombais, je roulais. Jésus n’était pas là, j’allais tomber. Jésus me relevait, il me tenait. Je pleurais, Jésus riait. Je pensais au crabe je pleurais. Pourquoi il n’avait qu’une pince. Je pleurais. Quelqu’un parlait à l’herbe. Pourquoi il parlait à l’herbe. Il lui disait qu’il l’aimait. Pourquoi il disait je t’aime à l’herbe. Pourquoi je pleurais.

mercredi 22 décembre 2010

Julie Poney Jésus Marie





Compte-rendu vidéo-graphique d'une performance antérieure, sous le concept d'une action absurde ( la Vierge Marie chevauchant un cheval ) qui détourne le principe du rituel religieux.

Condition d'exposition : à rétro-projeter dans une salle intimiste et obscure. Le public devra se munir de cierges.

jeudi 9 décembre 2010

" Apparition "


Alexandre, Pigalle

La fille des bois


St Michel, Jardins du Luxembourg, Pasteur

mardi 16 novembre 2010

PRETRE ONLINE

Cet article a pour but, dans ses commentaires, de recueillir vos confessions de manière totalement anonyme, qui de ce fait, protège votre identité. Ce système reprend les confessions dans le milieu religieux, mais est accessible à tous. Ces aveux ne vous conduiront pas au paradis, néanmoins, pourront vous soulager. Ce projet est donc participatif et ne peut exister que grâce à vous. La seule contrainte est de ne citer aucun nom, afin que votre aveu ne nuise à personne. 

jeudi 11 novembre 2010

It's Jesus, my husband.

Affiche format A3



  Les croyants se raréfient, c’est pourquoi l’église a effectué une campagne publicitaire appelant à devenir prêtre, avec des slogans comme « Jésus is my boss ». 

          La publicité et les slogans existaient bien avant ces campagnes. En effet Jésus est le plus ancien Directeur Artistique connu sur terre. On lui connait les fameux « Aimez-vous les uns les autres », mais beaucoup moins ceux-ci : « Laissez venir à moi les petits enfants » et « Laissez venir à moi les simples d’esprit ». Ce messie venu colporter un message, n’est rien de moins qu’une propagande, des plus réussies.
     Effectivement nous avons pu étudier au fil des années la propagande politique, communiste ou nazie, en décelant la recette presque miracle pour enrôler la population. Unicité du parti ; suppression des dissidents ; s’adresser au plus grand nombre et davantage aux plus faibles, tels que les enfants ou les gens en perte de repère ; créer un sentiment de peur ; effectuer au final un véritable lavage de cerveau. Et ce sont tous ces ingrédients qu’utilisent depuis des siècles le christianisme, sans que l’on y voit un quelconque mal. Le catéchisme pour embrigader les enfants,  jusqu’aux écoles privées pour les conforter dans le « bon » chemin. Tout est fait pour que l’homme se sente meilleur en adoptant le catholicisme.


          Mon projet tient en une affiche, que j’ai faite imprimer en une multitude d’exemplaires, que j’ai ensuite collés en divers endroits de Paris ou d’Evreux. J’ai ensuite pris des photos, comme preuves, et archivage d’un art urbain qui se veut éphémère, puisque chaque affiche n’a une durée de  « vie » que très limitée, entre arrachage et recouvrement. Sur cette affiche Jésus Christ est dessiné, de manière sobre et sommaire. Aucune surcharge inutile. Un slogan le surplombe « Venez à moi faibles d’esprit », parodie d’une phrase précédemment citée.
     Il est très important de remarquer la différence qu’il existe entre mon affiche et les représentations « officielles » du Christ. En effet, il est d’habitude représenté de manière à le montrer comme un martyr, qui a souffert, et souffre toujours pour nous, comme dans toutes ses crucifixions. Sinon il est également plutôt représenté au milieu des apôtres, de Marie, et de pied. Dans mon projet, il s’agit d’un portrait de Jésus, souriant, sympathique, qui ne souffre pas. Il nous semble presque attirant tel un mannequin, comme dans les nouvelles campagnes publicitaires de l’église. De plus, sur leurs représentations religieuses, le message est toujours heureux, doux, par rapport à l’image violente de Jésus souffrant. Contrairement à moi, où le slogan agressif vient briser la sérénité de son visage.
     J’ai voulu dans ce projet dédramatiser avec humour le sérieux de la religion. Ce sujet est considéré comme tabou, et si l’on y touche, nous sommes tout de suite vu comme intolérant. Il me semblait important de souligner les aspects de la religion qui m’effraient. J’ai détourné un slogan pour en montrer l’absurdité, et ce qu’il signifiait au fond. Leur propagande est discrète car effectivement, si leur slogan étaient si direct, les croyants ne seraient pas aussi nombreux, alors la pensée de l’église est détournée, et au lieu de montrer qu’elle recherche les gens faibles,  elle leur fait croire qu’ils seront plus fort en devenant des fidèles. J’ai souhaité rompre cette hypocrisie, et provoquer le croyant, en instaurant un message clair et insultant.









Série de photographies, prises par Lia Sénécaux.

dimanche 7 novembre 2010

YOUNG's Joke.

Projet : Une personne porte un masque de cheval des plus réaliste. Cette personne se tient ensuite debout dans un wagon de métro. Il s’agit pour moi de filmer, caméra au poing les réactions des usagers.


 
Problématique : quelles réactions imposent la rencontre entre l’action fictionnelle dite performative et la réalité ?

     Le masque produit une gène, met mal à l’aise, car les usagers ne peuvent alors connaître l’identité de la personne, et si le masque n’était pas si absurde et drôle, ils pourraient commencer à prendre peur et imaginer le pire. Nous pourrions penser aux prises d’otages, aux agressions, aux braquages. Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’il est interdit d’apparaître masqué dans un lieu public et filmé. Le métro en fait donc parti. Cette performance n’est donc pas qu’une « blague potache », elle interroge réellement les réactions d’un public dans leur environnement habituel et commun lorsqu’un élément absurde vient s’y greffer. Le public, puisqu’il s’agit bien d’un public -les simples usagers se transforment en acteurs plus ou moins passifs dans un univers absurde, une fiction dans l’espace commun- est confronté à un hybride, mi humain/mi cheval, prenant le métro, le plus naturellement du monde. Comme un morceau d’histoire, presque enfantine dans leur univers d’adulte beaucoup trop sérieux, voire triste. Il est intéressant en effet de voir jusqu’où il faut aller pour réussir à sortir quelques personnes de leur léthargie habituelle, de leur état morne.

     Le rendu vidéo-graphique nous permet de visionner et de vivre avec recul la performance de l’acteur principal, celui qui porte le masque, et qui se confronte aux regards des autres, entre incompréhension et rire. L’expérience est donc également personnelle.

Nous pouvons désormais nous demander où se situe la frontière infime entre art et réalité.

jeudi 4 novembre 2010